Le film

Le film

Everest Green

Tout commence en 2018, au festival ciné-montagne de Grenoble, lorsque la projection du film Everest Green, de Jean-Michel Jorda, donne une idée concrète de projet à nos aventuriers, déjà sensibilisés aux questions de la pollution en montagne.

S’en suit un contact avec le réalisateur ainsi que de nombreux acteurs de la haute-montagne dans l’Himalaya. Le message est clair de part et d’autre : IL Y A URGENCE !

Nombreuses sont les expéditions partant dépolluer les sommets soumis au tourisme de masse. Ce sont de belles actions collectives, mais les déchets sont biens souvent redescendus plus bas dans la vallée et le Népal n’a aucun moyen de traiter ces déchets.

Jean-Michel a été séduit par notre projet et nous a mis en contact avec des locaux de confiance avec un objectif ambitieux : installer une infrastructure permettant de traiter les déchets dans la région de l’Everest.

Jean-Michel Jorda

Il parcourt les chemins du monde depuis de nombreuses années sur des itinéraires difficiles d’accès pour aller à la rencontre des peuples et en rapporte des films magnifiques.

C’est ainsi qu’il a parcouru l’Himalaya Népalais, ralliant les contreforts du Kanchenjunga au Mont Kaïlash au Tibet, traversé les cordillères du Pérou, les steppes Mongoles ou les grands espaces du Nunavik…

C’est avec enthousiasme et bienveillance qu’il accompagne déjà le tri-haut. Il connaît très bien le Khumbu et ses habitants ce qui sera un atout précieux pour l’équipe.

Le projet

L’objectif pour Jean-Michel, avec le tri-haut, est donc de proposer une suite à Everest Green. En effet, il a accompagné une expédition sur la voie népalaise qui était chargée de nettoyer la montagne.

Malheureusement, le constat est mitigé : « Mais que deviennent les déchets non-recyclables ? Les expéditions de nettoyage peinent à aller au bout de leur mission. »

Après Everest Green, qui constatait l’absence  de réponse efficace quant au traitement des déchets,  Jean-Michel Jorda, amène une nouvelle fois sa camera et son équipe sur les pentes de l’Everest pour parler recyclage et traitement  afin d’ouvrir un vrai chemin pour les prochaines générations.

Ancien incinérateur de Namche

Everest recycling

Œuvre réalisée avec un ski récupéré sur l’Everest

C’est le nom de ce nouveau projet, qui prendra forme sur 2 ans avec la réalisation de deux documentaires.

Outre l’action sur le terrain avec l’aide apporté à la population népalaise par le biais de nouvelles infrastructures, le projet porte une véritable réflexion sur l’impact touristique.

Jean-Michel va nous parler lui-même de son parcours et sa vision du projet ainsi que du documentaire :

Il y a un peu plus de 30 ans, Edmund Hillary s’emportait contre ce qu’il désignait  comme « le cirque de l’Everest ».

Il critiquait les néo-alpinistes, touristes des montagnes, envahisseurs de la vallée du Khumbu, n’ayant aucune infrastructure capables de faire face ! Il avait probablement en tête de créer ces infrastructures, pour aider les Népalais, comme il l’avait fait pour les écoles ou les hôpitaux.

Aujourd’hui, les expéditions  qui dégagent des tonnes de déchets semblent rester collées à cette idée : Il faut nettoyer l’Everest ! Probablement persuadées d’avoir fait le Job ! Toutefois, ces occidentaux pensent-ils au devenir de ces déchets  ?  La Vallée de Kathmandu ou du Khumbu ne sont pas celle de Chamonix. Un camion poubelle ne viendra  pas tout récuperer pour l’amener à l’incinérateur  le plus proche…

Il faut donc aujourd’hui amener des solutions de traitement, au plus près des montagnes, en collaboration avec les Népalais,  car si l’Everest est la plus haute poubelle du monde, la vallée de Kathmandu est probablement devenue en 20 ans, la  plus grande décharge à  ciel ouvert…

Nettoyer l’Everest est une belle idée, s’occuper du devenir des déchets devrait être une priorité.

Jean-Michel Jorda 10/01/2021