L’everestille

L’Everestille

Connaissez-vous l’Everesting ? Cette discipline consiste à réaliser plusieurs montées sur le même itinéraire afin de réaliser le dénivelé du Mont Everest : 8 848.62 m.

Après avoir eu l’idée de réaliser ce dénivelé sur la bastille pour faire découvrir les lieux remarquables que nous traverserons durant ce projet, nous avons entendu parler de la discipline. C’est ainsi que le tri-haut a eu l’idée de créer l’Everestille.

Le concept

  • L’everestille challenge
Katmandou, capitale du Népal1350 m5 bastilles
Lukla, porte d’entrée du Khumbu2850 m10 bastilles
Namche bazar, capitale du Khumbu3440 m13 bastilles
Pangboche, village qui accueillera de l’incinérateur4000 m15 bastilles
Everest base camp, au pied de l’Icefall5150 m19 bastilles
Mera Peak, laboratoire de haute altitude6450 m24 bastilles
Camp 3, sur le glacier du Khumbu7300 m27 bastilles
Col sud, à la limite de la « zone de la mort »8000 m30 bastilles
K2, second sommet de la terre8611 m32 bastilles
Everest8848 m33 bastilles

Le pari a été relevé par le tri-haut avec 33 bastilles réalisées par Olivier, après plus de 17h d’efforts. Il est maintenant finisher de l’Everesting, ce qui montre la détermination pour le projet.

Au total, ce sont 300 000 m de D+ qui ont été effectués par les 130 participants de la journée. Une belle journée de partage à retrouver dans notre aftermoovie.

Description des lieux visités

  • Katmandou, 1 350 m, 5 bastilles

Cette ville peuplée de 1,5 million habitants est la capitale politique et religieuse du Népal. Ville située à 1 350 mètres d’altitude et définie comme une vallée car elle est entourée de montagnes des contreforts de l’Himalaya ne dépassant pas 3 000 mètres d’altitude.Cette ville subit malheureusement de plein fouet les conséquences de la mondialisation, notamment par l’abondance de déchets plastiques, même dans les rues touristiques de la ville.

Non loin de là, on peut trouver des décharges à ciel ouvert où les déchets de tout le Népal s’entassent. Ce sont les ouvriers (dont les enfants) des basses castes qui s’occupent du recyclage.Katmandou est un passage incontournable pour tous les touristes qui se rendent au Népal. Sa richesse culturelle est propice à quelques jours de visites pour les trekkeurs et alpinistes avant de s’élancer dans l’Himalaya profonde. Ce sera donc le premier lieu de passage pour le tri-haut où nous poserons nos valises et rencontrerons tous les organismes avec lesquels nous sommes en contact qui ont leur bureaux ici.Nous prendrons le temps de visiter le Stupa de Bodnath, une merveille de Katmandou, avant de prendre la route vers Lukla…

  • Lukla, 2 850 m, 10 bastilles

La ville de Lukla est connue pour son aéroport Tenzing-Hillary (les deux premiers hommes à atteindre l’Everest en 1953), taillé dans la roche et dont les images d’atterrissage sont impressionnantes avec une piste de seulement 500 m avec 12° de pente (environ 20 %). L’aéroport culmine à 2 860m.

C’est un passage quasi-obligatoire pour toutes les personnes se rendant dans le Khumbu, étant donné que c’est le dernier village accessible en avion.

Pour notre part, nous essaierons de nous rendre à Lukla sans prendre l’avion, ce qui nous rajouterait seulement 3 jours de marche.

  • Namche Bazar, 3 340 m, 13 bastilles

La ville de Namche est la capitale du Khumbu. Elle est située à 3 440 m d’altitude et on y aperçoit plusieurs sommets de plus de 8 000 mètres. On l’appelle la capitale des sherpas et c’est bien souvent la première escale depuis Lukla.

On y retrouve des administrations présentes, notamment le SPCC (Sagarmatha Pollution Control Comitee), l’organisme chargé de la gestion des déchets dans la région de l’Everest, avec qui nous sommes en contact pour réceptionner les déchets pour notre incinérateur.

Il existait d’ailleurs un incinérateur à Namche, qui a été détruit par le tremblement de terre de 2015.

La capitale du Khumbu sera la dernière ville traversée par le tri-haut avant de se rendre vers l’objectif : Pangboche.

  • Pangboche, 4 000 m, 15 bastilles

Cette ville est essentielle pour notre projet puisque c’est ici que nous y installerons l’incinérateur. C’est le dernier village habité à l’année avant le camp de base de l’Everest. C’est également le village d’adoption de Henry Sigayret, alpiniste de renom, qui est allé s’installer durant 40 ans dans des conditions extrêmes. Ses travaux ont permis d’amener l’électricité au village avant tous les autres villages de la région. Nous bénéficierons également de la confiance des habitants sur place qui sont motivés pour s’investir dans la gestion des déchets.

  • Everest Base Camp, 5 300 m, 19 bastilles

Le camp de base de l’Everest est un passage fréquent pour les nombreux trekkeurs du Khumbu. C’est aussi le point de départ de tous les alpinistes qui s’élancent dans une phase d’environ 1 mois pour atteindre le sommet de l’Everest.

Cela fait du camp de base un vrai village dynamique avec environ 1 500 personnes en saison d’expéditions.

Il y a une importante logistique pour pouvoir acheminer tout le matériel et les provisions permettant la vie à tous les alpinistes présents.

Ce flux d’alpinistes et trekkeurs génère une quantité importante de déchets qui sont assez bien gérés à ce stade là dû à la présence de l’organisme chargé de la gestion des déchets, le SPCC (Sagarmatha Pollution Control Comitee). C’est ici que sont descendus les déchets récoltés lors des expéditions de dépollution. Certains déchets comme les métaux sont triés pour être récupérés, mais LA problématique aujourd’hui est la suivante : comment traiter la grande majorité des déchets qui ne sont pas recyclés et dans un pays qui n’a pas les infrastructures nécessaires.

  • Mera Peak, 6 450 m, 24 bastilles

Le Mera Peak est un sommet du Khumbu assez fréquenté par les alpinistes en recherche d’un premier sommet en haute montagne. En effet, avec son altitude de 6 450 m et ses pentes faibles, il ne présente pas de difficulté particulière. Sa faible difficulté n’enlève rien à la beauté du paysage qu’il est possible d’observer au sommet : une magnifique vue sur le Khumbu et les sommets de plus de 8 000 m environnants.

Sur ce sommet est réalisée une campagne de mesure glaciaire par les chercheurs du CNRS. Nous sommes en contact avec eux et nous nous intéresserons à leurs études très intéressantes concernant un autre enjeu important pour le Népal : la fonte des glaciers.

Nous aimerions nous rendre sur ce sommet durant notre séjour, en collaboration avec le CNRS pour s’intéresser à leurs études et pouvoir suivre l’évolution des glaciers à haute altitude.

  • Camp 3, 7 300 m, 27 bastilles

Le camp 3 est un passage symbolique permettant de dépasser les 7 000 m. C’est souvent ici qu’on s’autorise une dernière journée/nuit de repos avant l’ascension finale. Il est situé sur un replat, à l’abri du vent.

Après ce camp, s’ensuit la célèbre face du Lhotse, une pente inclinée à 40°, qui est indispensable pour accéder au camp IV à 8 000 m.

  • Col Sud, 8 000 m, 30 bastilles

Le col Sud est le nom familier du 4ème et dernier camp de l’Everest. On entre dans la zone de la mort et les alpinistes ont souvent recours à l’utilisation de l’Oxygène à partir d’ici. On y reste souvent quelques heures pour attendre la bonne fenêtre horaire.

Sa forte exposition au vent fait qu’il n’y a pas d’accumulation de neige, on peut donc y apercevoir le sol ainsi que les nombreux déchets.. Effectivement, à 8 000 m d’altitude, on ne retrouve plus aucun signe de vie mais les déchets sont bel et bien présents, ce qui a valu récemment l’appellation de ce lieu “la plus haute poubelle du monde”. Bien heureusement, il y a eu une prise de conscience du côté des alpinistes, et aujourd’hui ces pratiques n’existent presque plus.

  • K2, 8 611 m, 32 bastilles

A seulement une bastille de l’Everest, se trouve le K2, le deuxième plus haut sommet du monde. Situé en Inde, à 8 611 m, il est réputé pour sa difficulté extrême d’ascension. En effet, bien plus compliqué que l’Everest, on y retrouve bien moins d’alpinistes (10 fois plus de summiters sur l’Everest), et un taux de mortalité bien plus important. Cela ne veut pas dire que la question des déchets ne se pose pas sur ce sommet puisque l’association mountain wilderness y a réalisé une campagne de nettoyage dans les années 1990 dans le cadre de l’expédition “free K2”.

Ce sommet a beaucoup fait parler de lui récemment avec sa première ascension hivernale cette année (contre 41 ans auparavant pour l’Everest). Cette ascension a été réussie par une équipe népalaise. Les sherpas ont pris part à quasiment toutes les expéditions menées par les occidentaux jusqu’à maintenant ne bénéficient pas de la reconnaissance de l’exploit. Cela est peut-être un tournant pour le futur de l’alpinisme..

  • Everest, 8 848 m, 33 bastilles

Le mont Everest, Sagarmatha pour les népalais où encore Chomoloungma pour les Tibétains. La déesse mère des vents fait rêver de nombreux alpinistes mais également des touristes prêts à payer 60 000 $ pour pouvoir y accéder et obtenir une photo d’eux sur le toit du monde. 

La présence du plus haut sommet de la terre a permis à une des régions les plus pauvres du monde de se développer et de vivre du tourisme. Toutefois, ce tourisme de masse possède également des méfaits, tels que la production de déchets dans une région incapable des les traiter. Il y a certes eu une prise de conscience de nombreux acteurs, mais la route est encore longue et nous devons continuer à agir pour les populations locales et les merveilleux paysages qui les entourent.

Résultats Challenge

Voici les résultats des deux courses que nous avons proposés :

Résultats chrono

Notre cagnotte reste disponible si vous n’avez pas eu le temps de participer.

Et aussi

Dans tous les cas, nous vous invitons à nous envoyer vos performances et vos images pour notre aftermovie.